Amance c’est mieux que le Hohneck

Tu feras attention y’a des gens ils se pâment comme ça en bombant le torse tellement fort que leur tête bascule complètement et termine dans leur cul: ils sont là «uiiiiiiiiiii les Vosges c’est tellement beau et intimiste, j’ai dégoté des coins formidables, et quand la mer de nuages recouvre…»

C’est le moment de couper court avec un «Oh mais vas-y ferme ta gueule putain tu casses les couilles» ce qui en terme de communication revêt un caractère assez définitif et pas forcément constructif mais qui a aussi l’avantage d’être super efficace. Le côté revêche, sans doute.

Ah merde j’ai dérogé à tous les codes en mettant une photo en noir et blanc au milieu d’une série couleur. En même temps j’ai pas l’impression que ça va te faire un deuxième trou du cul, ni spécialement impacter le cosmos. Faudrait effacer refaire, vas-y au moins quatre clics. Flemme.

Alors ouais j’en étais aux pâmoisons des gens qui ne vont plus dans les Alpes depuis qu’ils ont découvert que les Vosges c’est moins cher. Moi je les trouve mignons avec leur mer de nuages sur la plaine d’Alsace. Parce que moi j’ai le vrai plan ultime: je vais à Amance! et j’ai la mer de nuages tout pareil sans me faire chier dans les cols avec des poids lourds qui doublent des cyclistes en se faisant doubler par des motards: le salaire de la peur…

Je suis peinard y’a personne sur le chemin à part mon copain Mike mais comme je l’ai emmené avec moi bah c’est de ma faute faut bien vivre avec pis c’est tout.

C’est pas le Hohneck mais c’est moins cher. Sans compter l’absence de commerce qui aide vachement à faire baisser la facture. La mer de nuages elle est sur Bouxières-aux-Chênes. Bah c’est pas la plaine d’Alsace mais on survit hein.

En plus y’a un de mes copains arbres. Bon il a pas de nom, j’ai pas poussé le délire jusque là, je suis pas sylvothérapeute, niveau foutage de gueule je préfère largement ce blog. D’ailleurs un jour je promettrai d’être moins vulgaire. Probablement je mentirai.

Château-Voué, ne pas s’y perdre

Je commence à fatiguer pour les titres. C’est la fin de l’abondance.

Alors je te mets Château-Voué en titre, mais on ne va pas voir le village. Oh que non. On va voir la cambrousse autour du village. Je te fais une première série en noir & blanc et puis après on va foutre de la couleur.

Alors bien sûr la saison compte. Mais ce que j’aime bien dans ce village, c’est partir sur le chemin du cimetière et poursuivre au-delà, sur cette crête morne et battue par le vent. Étonnant d’ailleurs qu’en septembre 14 le front ne se soit pas stabilisé ici, c’est un super endroit pour faire une guerre de tranchées. Bon après les militaires et l’esthétique hein. Voilà. On s’est compris.

Et ce qui est rigolo, t’as beau y mettre de la couleur, ça reste morne et battu par le vent. C’est d’ailleurs un coin étonnant de la Moselle, perdu, presque oublié. Les villages sont minuscules; 93 habitants à Château-Voué et ce n’est pas mieux dans les villages voisins: 32 à Obreck, 21 à Sotzeling, 59 à Wuisse…

Hop, couleur.

J’aime bien ce côté mystérieux loin de tout. La forêt, même si elle n’est pas si étendue que ça, est très présente. En tous cas elle a une manière intense d’être présente. On est loin des autoroutes à randonneurs, les promeneurs y sont rares. On n’a pas envie de s’y perdre.

Ah merde le billet est déjà terminé et j’ai pas de conclusion. C’est pas grave je vais