Le Plateau on fire [Dommartemont/Malzéville]

[Photos du 8 décembre 2005 | Canon PowerShot A70 | Photos brutes]

Ces photos sont un peu limite, et mon Canon de l’époque, un compact qui a été mon premier numérique, il était au bout du bout de ce qu’il pouvait faire. Vu les conditions, il s’en est pourtant sorti de manière honorable. Néanmoins, ces photos de on boit des bières au plateau de Malzéville, véritable patrimoine nancéien, ne sont quand même pas d’une qualité fabuleuse. J’avais envie de te les montrer parce que j’adore leur ambiance. Alors bon déjà c’est décembre, le meilleur mois de l’année. Avec novembre, oui, bon. Ensuite l’ambiance du plateau. Si t’as pas passé une soirée au Plateau avant ta mort, tu peux pas mourir en fait, tu erres dans les limbes jusqu’à trouver une bière premier prix et un plateau de Malzéville. Enfin, la brume de décembre combinée au lumières de la ville et à la balance des blancs complètement hystérique de l’appareil photo… on dirait que la ville est en feu!

J’adore.

Bref, trois photos souvenir dont une même pas sur le Plateau mais sur le trajet du retour vers le Faubourg, toujours à pied.

Nancy, ville mouillée

[Prises de vue du 24 février 2011 | Sony Alpha 100 | Photos pas brutes]

Enfin ça mouille surtout quand il pleut. J’aime bien les ambiances de la ville le soir avec ses rues tristes et brillantes, comme si tous les immeubles fondaient et s’écoulaient dans les égouts. On imagine le lendemain matin un vaste marécage, une friche, froide, grise, plus rien. L’eau a tout emporté, lentement, elle a érodé la ville. Quelque chose entre Blues Trottoir et Midnight City, Stalker et Cloudpunk, Nestor Burma et Drive.

Ce jour-là, j’ai une peu poussé mon Sony Alpha 100 dans ses retranchements. C’était un super petit boîtier, je l’aimais beaucoup. C’était en 2011, et je me demande bien ce que je foutais dans la rue à cette heure. Peut-être que je sortais de l’hôpital et que j’avais besoin de diluer le souvenir encore tout frais de la souffrance au long cours de ma mère dans cette pluie de février. Peut-être que je revenais de mon stage à Vandœuvre en traînant un peu. J’habitais rue Vayringe et je faisais tous mes trajets à pied. Peut-être que je revenais de chez un copain, j’en ai quelques-uns vers la Commanderie et Médreville. Je ne revenais sûrement pas d’une soirée étudiante; si j’ai repris mes études tardivement, ni à vingt ans ni à trente je n’ai été attiré par ces moments. J’en ai fait deux trois tout de même. J’ai rigolé grâce à l’alcool, sans pour autant passer des bons moments.

Définitivement, marcher seul sous la pluie à la nuit tombée reste une meilleure idée.

L’Autre Ville

Bah c’est un billet avec juste une photo alors je vais pas non plus en faire trop. Mais parfois on me dit: «tu vas jamais à Metz?».

Alors d’abord si parfois je vais à Metz mais je suis Nancéien. D’abord il faut réussir à quitter Nancy par le Nord sans se faire gauler par la police de Nancy. Puis il faut arriver à Metz par le Sud sans se faire gauler par la police de Metz. On fait pas ce qu’on veut quand il y a un derby des cons. Sans compter qu’il ne faut pas en route se faire happer par la désirable plaine de la Woëvre, ou les belles hauteurs de Prény ou d’Arnaville, ou rester coincé devant la jolie église de Corny-sur-Moselle. Je te dis c’est compliqué. Bon bref parfois je vais à Metz et on en recausera (sous le manteau).