Je ne suis pas en mesure d’expliquer ce titre, par contre c’est clairement au quartier des III Maisons tout ça. Eh bah oui, je me renouvelle assez peu ces jours-ci. Et c’est très bien comme ça. Plongeons dans ces rues d’il y a presque 20 ans!
[Photos brutes du 24 août 2007 | Canon PowerShot A70 | rédigé en écoutant niteboi, «u.»]
Nancy, encore? Sérieux? Change de disque! Point trop n’en faut! A rompre sans peine on joint les deux bouts! Si ça continue comme ça ça va pas quand même pas être la saint Glinglin! Bon rat d’bon rat! Et puis ouiiiiiiii c’est pas Un Dimanche en Lorraine, c’est un Dimanche à Nancyyyyyyyy et d’abord on n’est pas dimanche ouiiiii tout ça.
Bon les gens sont beaucoup trop sérieux. Arrêtez de tout prendre comme ça, de croire que tout est un sujet. Arrêtez de faire des vidéos pour dénoncer les bouchons en plastique attachés aux bouteilles. Achetez-vous une vie. Gardez votre indignation pour des vrais trucs.
Et puis à la fois Nancy c’est en Lorraine.
AH!
J’adore gagner un débat contre un rhéteur hostile imaginaire. A tous les coups je gagne c’est trop bien.
Après cette passe d’arme mémorable, je te propose la paix revenue de faire un tour dans les rues de Nancy en 2008. Littéralement sans aucun but.
[Photos brutes du 27 décembre 2008 | Sony Alpha 100 | Billet rédigé en écoutant Billy Joel, «Pressure»]
Salut. Nancy avait des murs et en dehors des murs il y avait le Faubourg des 3 Maisons, peu ou prou une survivance du village de Saint-Epvre mais qui se nichait contre les murs précédents et un village contre tes murs, c’est autant de salopiauds qui peuvent venir lécher tes murs en restant bien cachés, donc on casse le village. Hop. Il reste trois maisons, nous dit-on, il n’en fallait pas plus pour que naisse le Faubourg des III Maisons. J’y ai habité, et c’était bien, chaleureux et miteux et ouvrier et prolétaire et marginal et embourgeoisé et villageois et pauvre et néo-riche et urbain. C’est un endroit à part, et même si il s’est pas mal normalisé aujourd’hui, dans le tissu urbain ce faubourg garde sa spécificité. Un faubourg. Un vrai.
Quelques photos de l’hiver 2008-2009 qui ont pour seul but de montrer la tranquille mélancolie cradingue des détails que j’aimais et qui planaient sur ce quartier historique.
[Photos brutes du 24 mai 2018 | Nikon X100f | à l’écoute en rédigeant: Ultramoderne, «Les nouvelles usines»]
[Est-ce un copié-collé du copié-collé billet précédent? Oui, totalement]
Nancy a aussi des auteurs comme Michel Caffier ou Charles Ancé. Aussi des autrices comme Virginie Despentes mais du coup ça marche pas pour le jeu de mot. Et ça serait dommage vu qu’on est sur un sommet de l’humour du XXIe siècle.
Mais Nancy a des hauteurs. C’est que les vallons entaillant le plateau de Haye d’est en ouest, grosso modo, au bord de la ville, c’est pas chose rare. Les vallons ça fait des hauteurs sur le côté du vallon, c’est comme ça que ça a été organisé, si ça vous va pas faut contacter les paysagistes hein. Moi perso j’aime bien. Et donc au milieu des hauteurs y’a des vallons. Quand la ville vient poser son gros cul sur ce genre de géographie, ça fait des rues en pente, c’est n’importe quoi, on n’a décidément rien retenu du tremplin des JO d’Albertville: les pentes ça descend. L’humain n’a donc aucun bon sens. Ainsi naquit, le vendredi 25 juillet -198 851 273, c’est officiel, cherchez pas d’autres sources, le vallon de Boudonville.
Et moi le vallon de Boudonville, je l’aime beaucoup, tout penché, tout tordu, tout perché, tout bourgeois par ici, tout délabré par là, tout pas pareil selon comment penche le coin.
[Photos brutes du 24 mai 2018 | Nikon X100f | à l’écoute en rédigeant: Weezer, «Surf Wax America»]
[Est-ce un copié-collé du billet précédent? Oui, totalement]
Nancy a aussi des auteurs comme Michel Caffier ou Charles Ancé. Aussi des autrices comme Virginie Despentes mais du coup ça marche pas pour le jeu de mot. Et ça serait dommage vu qu’on est sur un sommet de l’humour du XXIe siècle.
Mais Nancy a des hauteurs. C’est que les vallons entaillant le plateau de Haye d’est en ouest, grosso modo, au bord de la ville, c’est pas chose rare. Les vallons ça fait des hauteurs sur le côté du vallon, c’est comme ça que ça a été organisé, si ça vous va pas faut contacter les paysagistes hein. Moi perso j’aime bien. Et donc au milieu des hauteurs y’a des vallons. Quand la ville vient poser son gros cul sur ce genre de géographie, ça fait des rues en pente, c’est n’importe quoi, on n’a décidément rien retenu du tremplin des JO d’Albertville: les pentes ça descend. L’humain n’a donc aucun bon sens. Ainsi naquit, le vendredi 25 juillet -198 851 273, c’est officiel, cherchez pas d’autres sources, le vallon de Boudonville.
Et moi le vallon de Boudonville, je l’aime beaucoup, tout penché, tout tordu, tout perché, tout bourgeois par ici, tout délabré par là, tout pas pareil selon comment penche le coin.
[Photos brutes du 24 mai 2018 | Nikon X100f | à l’écoute: Nina Hagen, «Hatschi-Waldera»]
Nancy a aussi des auteurs comme Michel Caffier ou Charles Ancé. Aussi des autrices comme Virginie Despentes mais du coup ça marche pas pour le jeu de mot. Et ça serait dommage vu qu’on est sur un sommet de l’humour du XXIe siècle.
Mais Nancy a des hauteurs. C’est que les vallons entaillant le plateau de Haye d’est en ouest, grosso modo, au bord de la ville, c’est pas chose rare. Les vallons ça fait des hauteurs sur le côté du vallon, c’est comme ça que ça a été organisé, si ça vous va pas faut contacter les paysagistes hein. Moi perso j’aime bien. Et donc au milieu des hauteurs y’a des vallons. Quand la ville vient poser son gros cul sur ce genre de géographie, ça fait des rues en pente, c’est n’importe quoi, on n’a décidément rien retenu du tremplin des JO d’Albertville: les pentes ça descend. L’humain n’a donc aucun bon sens. Ainsi naquit, le vendredi 25 juillet -198 851 273, c’est officiel, cherchez pas d’autres sources, le vallon de Boudonville.
Et moi le vallon de Boudonville, je l’aime beaucoup, tout penché, tout tordu, tout perché, tout bourgeois par ici, tout délabré par là, tout pas pareil selon comment penche le coin.
[Photos brutes du 16 octobre 2016 / Nikon D800 / A l’écoute: Atarashii Gakko, «Drama»]
Parfois tu es à Nancy, et tu te casses la gueule tous les deux pas. Tu es effrayé, tu es en peine, le monde ne veut-il plus de toi? Tu as raté ton développement personnel? Tes godasses ont perdu leur semelle? Tes pieds ont-ils décidé de partir faire le Vendée Globe? On fait quoi des peaux de mandarine, c’est poubelle bleue ou poubelle violette? Quel avenir politique pour Michel Barnier?
Noooooooon, rien de tout ça. C’est juste que tu marches sur la voie ferrée, connard.
A Nancy y’a la vieille voie ferrée Saint-Georges, futur boulevard urbain voie douce piste cyclable coulée rouge voie tram-train barreau de chaise touillette piétonne de gazpacho. On sait plus trop à un moment. D’ailleurs une partie est déjà faite et certaines de ces photos appartiennent au passé (ce qui est un peu le propre de la photo). En attendant, y’a des gens qui y font des trucs plus utiles que des machins plats et étanches sur lesquels faire rouler des voitures. Et même parfois un chat te surveille de loin le temps de ta balade avant d’aller faire son rapport sur ton intrusion à son officier au QG des chats.
[Photos du 6 avril 20017 | Nikon D800 | Photos brutes]
En fait à Nancy le mieux à faire c’est de marcher au hasard. C’est comme dans toutes les villes. Marcher seul et au hasard, à la rigueur avec une personne qui a envie de marcher seule aussi et qui est économe en paroles. Voilà une bonne façon de découvrir les villes. Une bonne façon de voir aussi ce qu’on ne te propose pas de voir. Bref, de laisser la ville faire sa sauvage. Et seulement après, quand tu n’as pas suivi les sentiers battus, tu peux aller suivre les itinéraires. Celui sur le patrimoine universitaire est très bien par exemple. A Montréal, mon cousin m’avait fait découvrir la ville à travers ce type de patrimoine, c’était fort intéressant. Alors hein. Bon. Sinon dans le fond tu fais comme tu veux, mon avis c’est possible de s’en taper.
[Photos du 30 mars 2014 | Nikon D7000 | Photos brutes]
Un Dimanche en Lorraine, mais surtout à Nancy hein. Bah oui, le hasard m’a fait grandir à Nancy. Et puis en plus Nancy étant le centre du monde connu, statut qu’elle se dispute d’après un ami avec la rue de l’Ornain à Laxou Champ-le-Bœuf, bref, c’est un peu normal.
De toute façon le centre du monde connu ça change tout le temps selon où je me trouve, vu que c’est moi qui le décrète.
Voilà. J’ai pas envie de parler du titre de ce billet, laisse-moi tranquille.
Bon allez, des photos. Quatre. C’est bien quatre. Ah non cinq. C’est moins bien.
[Prises de vue du 24 février 2011 | Sony Alpha 100 | Photos pas brutes]
Enfin ça mouille surtout quand il pleut. J’aime bien les ambiances de la ville le soir avec ses rues tristes et brillantes, comme si tous les immeubles fondaient et s’écoulaient dans les égouts. On imagine le lendemain matin un vaste marécage, une friche, froide, grise, plus rien. L’eau a tout emporté, lentement, elle a érodé la ville. Quelque chose entre Blues Trottoir et Midnight City, Stalker et Cloudpunk, Nestor Burma et Drive.
Ce jour-là, j’ai une peu poussé mon Sony Alpha 100 dans ses retranchements. C’était un super petit boîtier, je l’aimais beaucoup. C’était en 2011, et je me demande bien ce que je foutais dans la rue à cette heure. Peut-être que je sortais de l’hôpital et que j’avais besoin de diluer le souvenir encore tout frais de la souffrance au long cours de ma mère dans cette pluie de février. Peut-être que je revenais de mon stage à Vandœuvre en traînant un peu. J’habitais rue Vayringe et je faisais tous mes trajets à pied. Peut-être que je revenais de chez un copain, j’en ai quelques-uns vers la Commanderie et Médreville. Je ne revenais sûrement pas d’une soirée étudiante; si j’ai repris mes études tardivement, ni à vingt ans ni à trente je n’ai été attiré par ces moments. J’en ai fait deux trois tout de même. J’ai rigolé grâce à l’alcool, sans pour autant passer des bons moments.
Définitivement, marcher seul sous la pluie à la nuit tombée reste une meilleure idée.